Des leaders indonésiennes s'opposent aux activités minières canadiennes dans leurs collectivitésLes activités minières canadiennes continuent de provoquer de graves violations des droits de la personne et d'engendrer pertes de vie et de gagne-pain, pauvreté, pollution, déforestation, violence, intimidation à l'endroit des militants, inégalité entre les sexes et augmentation des cas de VIH/SIDA et d'autres problèmes de santé associés à la pauvreté et à la pollution. Rima Mananta, leader d'une communauté autochtone indonésienne, et Inda Fatinaware, une militante environnementale de longue date auprès de l'organisme Les Amis de la Terre, ont visité le Canada atlantique pour parler de la lutte menée depuis des décennies contre la compagnie Inco, une minière canadienne qui exploite une mine de nickel et une fonderie à Sorowako, en Indonésie.  | Rima Mananta de la communauté autochtone indonésienne Karonsi'e Dongi a adressé la parole à une classe d'étudiants à l'Université St. Thomas
|  | | Photo de groupe avec Rima Mananta, de la communauté autochtone Karonsi'e Dongi, et Inda Fatinaware, de l'organisme Les Amis de la Terre, Indonésie |
En Indonésie, les émissions provenant des fonderies d'Inco excèdent les normes sur la qualité de l'air du pays. Les membres de la communauté autochtone de Karonsi'e Dongi sont sans moyen de subsistance stable, sans source d'eau potable et sans endroit où vivre après avoir été réinstallés il y a des décennies pour laisser place à la mine. Les citoyennes et citoyens n'ont reçu à peu près aucune compensation. Inco a également fait pression sur le gouvernement indonésien afin qu'il lui permette d'exploiter la mine dans des forêts protégées, ce qui est actuellement interdit par la Loi sur les forêts de l'Indonésie.  | | Des visiteurs indonésiens accompagnés d'autres membres de la communauté touchés par Inco qui bénéficient de l'appui des ONG |
Rima a raconté l'histoire de Yuliana, une femme de 70 ans de la communauté de Karonsi'e Dongi ayant participé à une grève de la faim durant une occupation du bureau régional d'Inco à Célèbes Sud, en Indonésie, en septembre 2005. Elle vit en bordure du terrain de golf d'Inco, qui a été aménagé là où sa communauté était installée et cultivait des arbres fruitiers pour gagner sa vie. Aujourd'hui, sa communauté lutte pour survivre et doit faire face à l'intimidation militaire.  | | Le fichu sur le front de Yuliana porte l'inscription « Redonnez à la communauté ses droits » et celui sur sa bouche, « Grève de la faim » |
Après leur visite de la côte est, laquelle avait été organisée par l'Indonesian Mining Advocacy Network, le Réseau social de Fredericton et le Groupe de défense de l'intérêt public de Terre-Neuve-et-Labrador, les militantes indonésiennes se sont rendues à Montréal pour assister à la Table ronde du gouvernement sur l'exploitation minière, qui a eu lieu le 14 novembre. Elles ont appelé le gouvernement canadien à réglementer les activités des compagnies minières, pétrolières et gazières canadiennes menées à l'étranger.  | | Inda Fatinaware de l'organisme Les Amis de la Terre, Indonésie, et la professeure Irene Novaczek ont présenté un exposé à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard |
À Montréal, les représentantes indonésiennes ont rencontré d'autres membres des communautés visées au Canada et ailleurs dans le monde : Amanda Quiche issue d'une communauté maya guatémaltèque située à proximité d'un site d'exploration d'une société minière aurifère canadienne; Diana Wiggins de la communauté de Port Colborne touchée par Inco; Jacques Boengkih de la communauté autochtone de Kanaky (Nouvelle-Calédonie) touchée par Inco; et Rick Grylls de Mine Mill/CAW à Sudbury (Ontario). La délégation était aussi accompagnée par des représentantes des ONG, notamment Catherine Coumas de Mines Alerte Canada et Tracy Glynn de l'Indonesian Mining Advocacy Network (JATAM). Financement du FJS : 500 $ novembre 2006
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